mardi 7 juin 2011

Média conscience arabe


Ça s’enlise en Libye. Le G8 confirme sa détermination et persuade ses membres réticents pendant que Kadhafi s’entête en bon bédouin et n’oublie pas de prévoir sa sortie, au cas où. Cependant, le cas de la Libye est spécifique car le régime a formé des cadres universitaires mais ne leur a pas beaucoup permis de briguer des mandats régaliens. Le pouvoir réel étant tribal derrière Kadhafi. Un cas unique au monde qui explique que la Libye soit le seul pays au drapeau monochrome. La question qui se pose est celle de savoir quel système de gouvernance pour succéder au Guide et, surtout, qui. Au sommet et en dessous.

Au Yémen, on s’étonne que la misère du peuple n’ait pas poussé à se révolter avant. Un tiers de siècle de pouvoir absolu n’a pas suffi à Ali Abdullah Saleh et son départ précipité pour se faire soigner (?) en Arabie Saoudite ouvre une voie devant l’incertitude et la désorganisation.

En Syrie, le clan de Bachar el-Assad jure ne pas être responsable des tueries. Il accuse Israël, les Etats-Unis, le Liban et l’Arabie Saoudite de vouloir le déstabiliser à cause de son soutien au Hezbollah libanais, un des pires ennemis d’Israël. Il est vrai que certaines « faits » ne convainquent pas facilement, comme l’image de cet adolescent torturé et rendu à sa famille. Quel tortionnaire commettrait une telle bêtise ? Nul doute qu’il y a tentative de déstabilisation mais il ne faut pas s’emballer. Il ne faut pas ériger les uns ou les autres en uniques victimes pour passer outre les dépassements bilatéraux.

Que ceux qui légitiment l’actuel régime syrien disent comment la constitution syrienne a été amendée ad hoc (en 2000) pour permettre au fils de succéder au père sans avoir l’âge légal de 40 ans, le tout dans une république non héréditaire… Qu’ils disent pourquoi cet Etat de droit est resté en état d’urgence pendant 48 ans. Quant à ceux qui justifient le maintien de l’actuel système syrien par son utilité à équilibrer les forces dans la région, qu’ils disent pourquoi la Syrie n’a pas empêché l’implantation des colonies israéliennes en territoires palestiniens et n’a pas réussi à briser l’embargo israélien sur la bande de Gaza. D’ailleurs, la Syrie n’a même pas pu recouvrer son plateau du Golan, occupé depuis 1967 et annexé en 1981 par Israël.

Le bon sens n’est pas de donner raison à Bachar el-Assad sur tout ce qu’il fait, sous prétexte qu’il fait des misères à Israël. Le bons sens n’est pas, non plus, de donner raison aux révolutionnaires sur tout ce qu’ils font, parce qu’ils sont privés de droits. Le bon sens est de calmer pour trouver une solution pacifique qui produira le moins de victimes et de dégâts. Une solution qui donne des acquis progressifs car ce sont les acquis progressifs qui ne sont pas remis en cause après chaque élection plébiscite. Il faut garder à l’esprit que celui qui remplacera Bachar el-Assad, Kadhafi ou Saleh sera un être humain, lui aussi. Donc sujet à la tentation. La chute anormalement rapide du président tunisien est la preuve de la persistance des systèmes qui veilleront toujours à faire sauter quelques fusibles avant que ne grille tout l’appareil. Le fait que Ben Ali lui-même était un révolutionnaire, dans son genre, qui avait renversé Bourguiba pour « redresser » la Tunisie, prouve que les privilèges changent de mains mais ne disparaissent pas. Alors, au lieu de déshabiller Pierre pour habiller Paul, il faudrait s’interroger sur les véritables garanties de libertés et d’Etat de droit. L’ultime rempart contre les dérives, le dictat et la tyrannie n’est pas l’armée, c’est le peuple et la première arme du peuple est sa conscience. Or, c’est précisément cette conscience qui manque dans les pays arabes et qui fait dire à certains que ces pays sont incompatibles avec la démocratie.

Parallèlement à ces révoltes et révolutions, se déroulent d’autres batailles, susceptibles d’influer et/ou d’infléchir. Ce sont les batailles médiatiques. Par réseaux formels et informels, les informations se succèdent et se contredisent.

Attendue en bonne place dans ces évènements, la chaîne télévisée Al Jazeera. Elle qui avait gagné ses lettres de noblesse en rompant avec la langue de bois des autres chaînes arabes. Celles qui versaient dans le « tout va très bien » et qui tentaient de minimiser les effets de l’invasion de l’Irak (par exemple) pour ne pas faire rougir les commanditaires et ne pas faire tirer les oreilles des journalistes. Pour cette rupture avec la langue de bois et pour avoir eu l’exclusivité des communiqués « officiels » d’Al-Qaida, Al Jazeera a été adulée. Jusqu’aux courants évènements en Syrie, grâce auxquels les téléspectateurs ont découvert que la chaîne n’est pas aussi impartiale qu’on le croyait.

Al Jazeera n’est pas neutre et ne le sera jamais, comme ne le sera jamais aucune chaîne télé. Pour pouvoir se faire une idée plus ou moins claire sur les évènements dans le monde, il ne faut pas se suffire d’une seule source. Il n’est pas réaliste d’attendre de cette chaîne qu’elle aille à l’encontre des intérêts de son Emir propriétaire, donc à l’encontre des intérêts du Qatar. Déçus ou en colère, beaucoup d’Arabes la regardent moins et se tournent vers France24. Du moins les Algériens. France24 dont on se méfiait à son lancement en 2006, n’arrête pas de gagner régulièrement en audimat. Le succès n’est pas uniquement du aux déceptions ou aux boycotts, il est le résultat d’efforts et d’une ligne éditoriale sage, qui se veut le regard de la France sur le monde et non pas la voix de la France dans le monde. Seuls peuvent lui nuire les clivages internes.

Al Jazeera avait été lancée en 1996 pour se libérer de la mainmise des chaînes télé saoudiennes dans la région. Depuis la fin du califat d’Istanbul, l’Arabie Saoudite n’a pas cessé d’essayer de s’octroyer le leadership parmi les pays arabes et musulmans, sous prétexte qu’elle est la patrie de Mahomet (qsssl). Ses tentatives d’aligner les pays du Golfe, en premier lieu, sont sabordées par des initiatives comme le lancement d’Al Jazeera. Autrefois alliés ou soumis à l’empire ottoman qui occupait l’Arabie, aujourd’hui opposés à l’expansionnisme israélien, les Arabes du Nord n’ont pas fini d’être un caillou dans la sandale du royaume saoudien. A cause des intérêts géostratégiques que présente le royaume, ce ne sont pas les Lawrence d’Arabie qui manquent et ils n’ont pas tous les yeux bleus.

Heureusement que les chaînes télé saoudiennes n’ont pas le monopole. Avec un peu de chance ou de malchance, des JT wahhabites seraient présentés par des speakerines gantées et en voile intégral et des spots publicitaires vanteraient le tourisme de luxe destiné à séduire ceux qui spolient leurs peuples, comme Ben Ali ou Ali Abdullah Saleh. Lorsqu’ils voient que le mot « dégage » n’est pas brandi en face des monarques, les présidents arabes doivent regretter de ne pas s’être fait couronner ou doivent rêver de cartes de séjours permanentes à Riyad. Excursions d’absolution, vers la Mecque, en option.

Les Arabes doivent tirer les enseignements nécessaires de la vie de Mahomet (qsssl). Ce dernier aurait pu demander à Dieu de foudroyer ceux qui torturaient les siens. Pourtant, il ne l’a pas fait, parce que le changement par la violence ne peut qu’amener la violence. Le véritable changement est celui qui gagne les esprits et les rends conscients que l’effort doit être quotidien et individuel avant d’être collectif. Les mécontentements quotidiens des citoyens ne sont pas tous dus à leurs gouvernants. Ils sont souvent dus à d’autres citoyens qui oublient que les devoirs de chacun sont les droits des autres et que ses droits à soi sont les devoirs des autres. Or, tout le monde veut le changement mais ne veut pas changer, lui.

Il faut que les Arabes se réveillent. Aucun régime de gouvernance au monde n’est et ne sera parfait. A l’heure où les multinationales préparent un nouveau traité de Tordesillas pour les pays arabes, il est salutaire de faire prévaloir la raison sur le cœur. Le nombre des futures années d’instabilité sera proportionnel au volume de sang versé et les pays arabes connaîtront, à coup sûr, de nouvelles désillusions. Alors, il est l’heure de s’indigner mais dans le calme. Je sais qu’il est difficile d’allier les deux, mais, seuls ceux qui surmontent les difficultés méritent d’être libres.

lundi 6 juin 2011

Les énergies se renouvellent en Euro-Méditerranée



Le monde a assisté dans l’impuissance à la catastrophe nucléaire (entre autres) qui s’est abattue sur le Japon. Apeuré au point d’en avoir un peu oublié que l’urgence était d’aider les Japonais même quand la décence de ces derniers les empêchait de crier au secours. Cette catastrophe aura remis sur la table la question de l’énergie de demain et à quelque chose malheur est bon.

L’Allemagne vient d’annoncer qu’elle va progressivement abandonner le nucléaire civil d’ici à 2022. Quand on sait qu’elle exporte de l’électricité vers les pays voisins, on s’attend à ce que les marchés euro méditerranéens de l’énergie en soient totalement bouleversés. Vont également abandonner le nucléaire, la Suède et la Suisse, l’Italie et la Belgique peut-être.

La France, pays européen le plus nucléarisé, n’envisage pas d’abandonner le nucléaire, pour des raisons d’autonomie. Pour elle, le risque à court terme est moins lié à l’approvisionnement qu’au mécontentement de sa population qui subira directement la hausse du prix de l’électricité et les délestages hivernaux. Sans compter la hausse des prix des produits domestiques et industriels, du fait de l’augmentation de leurs coûts de production, d’acheminement et de conservation. Les données pourront être retournées à son avantage si elle sait exploiter ce filon énergétique pour vendre son électricité nucléaire à prix fort, à l’Allemagne et à d’autres, et si elle réussit à persuader de son savoir-faire pour installer des centrales nucléaires dans les pays demandeurs, ce que sait aussi faire l’Allemagne. La concurrence entre Allemands et Français n’a pas fini de créer des tensions et de mettre à mal l’Union continentale, déjà éprouvée par la crise monétaire et la désolidarisation Nord-Sud dans la gestion des crises régionales.

La Russie est gagnante à cette annonce. Premier détenteur mondial de gaz naturel avec 25,02% des réserves, elle revient ainsi au premier plan desdits marchés et renforce sa position parmi les pays les plus puissants, comme au sein du G8. En plus du gaz et de la puissance nucléaire militaire héritée de la guerre froide, sa force résidait essentiellement dans la permanence de son siège au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU. En plus clair, son veto potentiel, qu’elle brandit ou met dès qu’il s’agit de ne pas s’aplatir devant les autres membres permanents.

L’Algérie aussi a du gaz naturel et détient 2,37% des réserves mondiales prouvées. En plus, elle a l’avantage de disposer d’un territoire vaste de plus de 2,3 millions de km2 où abondent le soleil et la silice, nécessaire à la fabrication de panneaux solaires. On constate un tardif mais bienheureux réalisme sur la stratégie énergétique algérienne. La visite du président algérien en Allemagne en décembre 2010 s’inscrit dans ce cadre et les promesses de coopération sont dites prometteuses, en particulier avec le projet Desertec qui sera piloté par des entreprises allemandes. Nécessairement, parce que les entreprises algériennes découvrent à peine le secteur après avoir oublié les autres, excepté celui de l’import.

L’Algérie a apparemment compris que ses réserves de pétrole ne sont pas inépuisables et que même si elle n’est pas encore à sec, il est plus que temps de diversifier ses sources d’énergie, en développant le solaire et l’éolien et en procédant à la construction de centrales nucléaires. D’autant que sa géologie et son aménagement du territoire ne rendent insoluble le problème de l’enfouissement des déchets radioactifs. Tout aussi rassurant, la Méditerranée ne présente pas de risques de tsunamis dévastateurs comme au Pacifique [1]. Les problèmes qui se poseront à elle pour sa stratégie nucléaire seront les sources de financement de ces nouvelles installations et l’eau nécessaire au fonctionnement de ses centrales. Pour le financement, il faut savoir qu’une centrale nucléaire coûte en moyenne 750 millions d’euros et que le coût prévu pour développer les énergies renouvelables sur 20 ans est de 62 milliards de dollars pour l’Algérie. Il sera toujours possible de trouver des solutions, quitte à cofinancer puis à exploiter en partenariat. Pour l’eau, le problème est plus difficile à résoudre. Je présume que les spécialistes ont pensé à ça lorsqu’ils ont conseillé de construire des centrales mais j’ai peur que ce ne soit juste du pompage depuis la grande nappe arlésienne du Sud. Tout le monde sait qu’elle est non renouvelable et des durées d’exploitation comme celle annoncée par la Libye (4000 ans), sont peu crédibles, même à faible débit.

Certains analystes croient le projet Desertec irréalisable. Nonobstant, les puissances occidentales encourageront l’Algérie à le mener à terme. D’abord parce qu’elles auront besoin d’énergie (15% de leurs besoins en 2030), puis parce que les énergies renouvelables sont stratégiquement moins problématiques que le nucléaire. Ce dernier présentant un risque dans la considération d’une montée de l’islamisme politique, surtout en ce printemps à soubresauts et aux lendemains incertains. D’ailleurs, aucune centrale nucléaire ne pourrait aujourd’hui être construite dans un pays instable sans l’aval des puissances du monde. On se rappelle les blocages du nucléaire iranien en dépit des garanties techniques de la part des Russes, la position de l’Iran vis-à-vis de son voisin israélien compliquant les choses à souhait. En Algérie les réformes politiques et sociales s’entament devant une opposition sceptique et, dans l’attente de savoir ce que donneront ces réformes et qui succèdera à Bouteflika, l’occident restera dans le Wait and See. D’ici là, il faudra se faire une raison et reporter la construction de centrales nucléaires pour plus tard. L’horizon 2020, avancé par le précédent ministre algérien de tutelle, est totalement impossible à honorer. Certains pensent même que l’Algérie n’aura jamais de centrales nucléaires et que le soutien de Barack Obama n’est que complaisance à visées contradictoires.

Justement, a propos du danger potentiel que représente l’islamisme en Algérie, le mouvement le mieux organisé, à savoir les Frères Musulmans, a complètement changé de stratégie. Entre ses deux tendances, l’a emporté celle qui prône la participation au pouvoir et le changement depuis l’intérieur de la citadelle. Hier frontalement opposés au régime, ils en sont aujourd’hui les alliés et ils ont réussi, de ce fait, à se rendre moins dangereux. En théorie. En pratique, la suspicion est toujours présente et l’alliance gagnant-gagnant (?) n’est que conjoncturelle. Le point d’interrogation mis entre parenthèses est pour dire que la stratégie des Frères Musulmans n’a pas permis de changer le système et, en plus, qu’elle a sensiblement décrédibilisé le mouvement aux yeux de la population.

Pour le système, le danger réel ne vient pas des islamistes, maquisards ou régaliens. Il peut venir de la population car la faiblesse du plan de relance économique entamée par Bouteflika n’aura pas réussi à ériger la décennie noire en épouvantail anti émeute. Le printemps n’a pas été le premier à le prouver et les émeutes qui l’ont précédé, à Alger et ailleurs, en sont la preuve. Le danger peut également venir des circuits internes où complots et coups d’Etat peuvent être fomentés ou montés. Les vendeurs potentiels de centrales nucléaires à l’Algérie sont conscients de ces risques et gardent toujours à l’esprit la possibilité de « désactiver de l’extérieur » les centrales qu’ils auront éventuellement installées.

Quant à la sécurité de telles installations, elle amène à parler du terrorisme. Or, celui-ci semble délaisser progressivement les motivations idéologiques pour s’orienter vers un banditisme mercantiliste qui menacera de sabotages et d’enlèvements de ressortissants. Les revers que font subir les Etats-Unis à Al-Qaida favoriseront cette mutation. Le plus grand terrorisme du XXIe siècle sera économique et sera mondial. Quant au terrorisme idéologique, il sera le fait d’individus ou de groupuscules altermondialistes et extrémistes à la fois.

Plus globalement, l’humanité peut-elle vraiment se permettre de tourner le dos au nucléaire ? Les catastrophes de Fukushima et de Tchernobyl (1986) et leurs conséquences politiques poussent à répondre par oui mais je ne crois pas que cela soit réaliste. Dans les discours politiques de la planète, la dimension écologique est en train de devenir élément de programmes mais il n’est pas exclu que certains pays retournent au nucléaire après l’avoir abandonné. Pour rappel, la France et l’Allemagne reviennent au charbon après l’avoir abandonné.

J’aimerais croire qu’on pourra se passer du nucléaire ou, au moins, qu’on est à l’aube des décennies du nucléaire et non du siècle du nucléaire. Seulement voilà, les énergies renouvelables sont encore considérées comme une mode par beaucoup de spécialistes et il faut dire que l’humanité n’a pas développé de palliatifs suffisamment à l’avance, entre lobbying de groupes pétroliers et faiblesse d’investissement dans la recherche. La véritable énergie de demain est le gaz naturel, mais pour combien de temps ? Il est possible que la désindustrialisation soit inévitable mais il est tout aussi possible de limiter les régressions qu’elle imposerait. Plus ces régressions seraient importantes, plus les problèmes surgiraient du fait des inégalités. Paupérisation massive, insécurité et conflits à profusion.

Le monde de demain ne sera pas fatalement apocalyptique, il sera ce à quoi nous le préparons aujourd’hui. Néanmoins, les données sont encore trop instables pour pouvoir privilégier un scénario sur les autres. Une chose est sûre, dans cette équation à plusieurs inconnues qui varient vite, des prestataires de services comme la Corée du Sud, les Etats-Unis, la Chine ou d’autres, ne resteront pas les bras croisés et certains d’entre eux ont déjà été approchés par l’Algérie. La bataille s’annonce donc longue et dure pour rafler les marchés qui se profilent dans la zone euro méditerranéenne. Surprises et coups de théâtres sont attendus.

Dans ce brouhaha de données géostratégiques, il était prévisible que l’époque du monopole de l’Occident allait s’achever mais l’élément humain reste certainement le plus difficile à prévoir. Personne n’a vu venir les révolutions arabes et nul ne sait sur quoi elles déboucheront, elles, celles des Grecs, des Espagnols ou des autres. Parce qu’il y en aura d’autres. Le problème dans les relations entre Europe et pays du Sud de la Méditerranée, c’est que les sociétés civiles, grandement désagrégées ou canalisées par les régimes en place, ne sont pas considérées comme interlocuteurs à prendre en compte. Or, ce sont elles qui créent les surprises en ce moment. Que la leçon serve.

En Algérie, il est normal de se demander quelles actions sont envisagées pour lutter contre des problèmes qui préoccupent tout autant que l’énergie, comme le chômage, la corruption ou l’allègement de la facture des importations de produits alimentaires. Pour l’énergie, des questions techniques restent en suspens. Quelles sources de financement pour ces projets et quels processus d’accompagnements bancaires ? Quelle part pour les Algériens en termes de formation et d’emploi, lorsqu’il sera question de réalisation, d’exploitation et de maintenance ? Quels critères pour départager les postulants ? Mais ça, c’est une autre histoire.



Note :

1. D’après Hamou Djellit du CRAAG, rapporté par le Quotidien Electronique TSA du 15 mars 2011.